19 décembre 2011

La crise franco-monégasque de 1962/63

Du 19 octobre 1962 au 18 mai 1963,  les conventions en cours entre Paris et Monaco sont rompues par le Général de Gaulle.

Cette "guerre" douanière franco-monégasque fit que le tarif international fut appliqué dans les relations postales réciproques entre la France et Monaco

Le port de la lettre simple passa donc de 0,25 F à 0,50 F. En cas d'infraction, une taxation de 0,50 F était appliquée (perception du double de l'insuffisance).



Lettre simple de Monaco pour Schiltigheim affranchie au tarif intérieur de 0,25 F (04/01/1963), taxation de 0,50 F à l'arrivée à Schiltigheim (07/01/1963)


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Petit rappel historique tiré de L'encyclopédie libre WIKIPEDIA :

Histoire récente

Le prince Rainier III accède au trône après la mort de son grand-père le prince Louis II (le stade de l’AS Monaco porte d’ailleurs son nom), en 1949.

1962 est une année chargée : sur fond du référendum sur l'élection au suffrage universel du président de la République française, proposé par le Général de Gaulle, une crise politique et financière oppose Monaco à la France durant l'automne.


Le contrôle de l'État français sur la radio et la télévision est gêné par l'Ordonnance Images et Sons proclamée par le prince Rainier III, permettant à Radio Monte-Carlo (RMC) et Télé Monte-Carlo (TMC) d'échapper à leur contrôle financier indirect par l'État français, effectif depuis 1955.

En effet, l'ordonnance offrait aux fonds d'investissement monégasques la possibilité de reprendre le contrôle de leurs deux moyens d'information, dont la couverture régionale, limitée, pouvait cependant permettre de véhiculer des idées différentes de celles de l'ORTF.

Malgré des concessions de la part de la principauté, la France rompt les négociations et lève tous les intérêts de la principauté : l'union frontalière est rompue et les entrées à Monaco sont contrôlées par des douaniers ; l'affranchissement du courrier est revu à la hausse alors que les privilèges pour les Français habitant Monaco sont réduits à néant.

Finalement, le18 octobre 1962, Monaco récupère l'ensemble de ses privilèges, ainsi qu'un renforcement de sa souveraineté, et ce malgré de très importantes concessions d'ordre fiscal concernant les revenus des sociétés du Rocher et les opérations financières monégasques.

Cette crise permet la rédaction et l'adoption d'une nouvelle constitution pour la principauté, abolissant la peine de mort, autorisant le vote des femmes et mettant en place une cour suprême garantissant les libertés fondamentales.