22 novembre 2009

Le 65e anniversaire de la Libération de Schiltigheim

Alors que la capitale française est libérée en août 1944, que d’autres métropoles régionales telles que Lyon, Besançon et Marseille connaissent en été un sort similaire, il faut attendre novembre pour voir arriver en Alsace les alliés, après les bombardements de Mulhouse (11 et 25 mai) et de Strasbourg (03 et 11 août).

Tandis que la 1ère Armée Française pénètre par le Sud de l’Alsace et rend à Mulhouse sa liberté le 21 novembre 1944, la 2ème Division Blindée (2ème DB) du Général Philippe de HAUTECLOQUE dit LECLERC se dirige au même moment sur Strasbourg, après avoir effectué le "nettoyage" du col de Saverne, artère vitale des opérations dans la plaine d’Alsace.

"Libérer sans détruire", tel est le souhait exprimé par le Général Leclerc pour les opérations de libération de la capitale alsacienne.

Après avoir parcouru plus de 100 km en 6 jours, l’irruption, le 23 novembre 1944 au matin des troupes du Général Leclerc, des 5 colonnes de la 2ème DB avec à leur tête les officiers Rouvillois, Debray, Cantarel, Massu et Putz, créé la surprise et met un terme à cinq années de cauchemar pour les Strasbourgeois.

"Leur percée triomphale est une charge de cavalerie qui s’apparente aux plus belles épopées de l’Empire", commente le Général de Gaulle. En effet, sur le plan militaire, la percée de la 2ème DB est une prouesse stratégique, un véritable coup de génie qui surprend les occupants allemands.

A 08h00, le sous-groupement Rouvillois traverse Hochfelden en trombe, arrive à Brumath à 08h15 puis à Vendenheim à 08h30.

La colonne Rouvillois pénètre dans SCHILTIGHEIM le 23 novembre 1944 à 09h15 et libère définitivement la cité.

Elle poursuivra sa progression ensuite vers Strasbourg. A 9h30, les premières unités de la 2ème DB fortes de 7 500 hommes pénètrent dans la ville par la place de Haguenau. D’autres groupes empruntent le Port du Rhin.

Même si les combats font rage à l’ouest, à Koenigshoffen, près du pont d’Anvers, à l’Esplanade ou aux abords des casernes et de la gendarmerie, l’entrée de la ville s’effectue d’autant plus rapidement que rien n’indique l’imminence d’une attaque alliée. Les 16 000 hommes de la garnison allemande, basée à Strasbourg, pensent à tord se situer à l’arrière des lignes imprenables que constituent les Vosges.



Enveloppe à en-tête de l'Association nationale-socialiste pour l'éducation physique et sportive avec timbre à date du bureau de poste de Strasbourg-Schiltigheim (23/11/1944 - levée de 10 heures - dernier jour de service).



Les différentes phases des opérations conduisant à la libération de Strasbourg et de ses environs par la 2ème DB (Archives municipales de Strasbourg)

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