Différentes entreprises ont perforé des timbres-poste, non pas dans un but publicitaire, mais afin d'éviter le vol ou l'emploi abusif de ces timbres par leur personnel.
Cette pratique a été autorisée par les administrations postales et a existé dans de nombreux pays : on compte envrion 200 pays ou administrations postales ayant admis les timbres-poste perforés. La période la plus abondante se situe entre 1920 et 1940 puis les timbres-poste perforés ont été remplacés par les machines à affranchir.
En Allemagne, les timbres-poste perforés furent autorisés de 1876 à 1966 et on recense près de 12.000 perforations différentes. La France n'en compte que 2.800, entre 1876 et 1954.
Les timbres-poste étaient perforés soit à l'aide de machines à main, soit à l'aide de grandes machines électriques qui perforaient dix timbres à la fois et parfois même plus.
Dans la plupart des cas, la perforation se présente sous la forme d'initiales. Cependant, certaines entreprises ont opté pour des symboles ou des motifs.
Trois entreprises schilickoises ont perforé leurs timbres-poste au début du XXème siècle ; il s'agit de :
- Els. Conservenfabrik : perforation "EC" (1900/1913),
- Georg Kittler : perforation "GK" (1909/1915),
- Strassburger Münsterbrau : perforation "MB" (1908/1914) et perforation en forme de couronne (1905/1906).

Carte contre-remboursement de la Strassburger Münsterbrau AG
affranchie de deux timbres allemands perforés "MB" (31/12/1912).