
Gruss aus Schiltigheim - Adelshoffenstrasse (1899)
(13339 Verlag C. Mayer, Schiltigheim)
Les anciens textes indiquent qu'un village du nom d'Adelshoffen était situé entre Koenigshoffen et la Bruche, dénommé jusqu'au XII° siècle Adelochshoffen, du nom de l'évèque Adeloch (817-822), précepteur de Louis le Pieux ou le Débonnaire.
Les chevaliers Reinbold von Schöneck en furent les seigneurs, vassaux de la ville de Strasbourg, suzeraine au milieu du XIV° siècle. Le couvent de Schwarzach (Bade), l'évéché de Strasbourg et le Chapitre Saint-Thomas y possèdent des terres.
En 1392, pendant l'une des innombrables guerres qui opposaient à l'époque la ville et l'évèque de Strasbourg, le village fut rasé par ordre du magistrat de lacité pour éviter que les troupes ennemies ne s'y installent.
On ne s'était point trompé. L'évèque Friedrich de Blankenheim et de nombreux princes et seigneurs se rencontrèrent en Alsace et occupèrent tous les villages des alentours de Strasbourg.
Une grande armée avec 1.000 chevaux était en cantonnement du côté de Schiltigheim, derrière Sainte-Hélène où l'on brûla le "Wickheussel bei Sant Helenen" (ouvrage militaire).
Les malheureux habitants d'Adelshoffen obtinrent l'autorisation de s'établir entre Schiltigheim et Bischheim am Saum, près du château Hegle. Le village s'appela alors successivement Adolsheim en 1521, Adratzhoffen en 1565 et les livres cadastraux de 1683 parlent d'Adelshoffen en spécifiant qu'autrefois le hameau était appelé Adratzhoffen ou Adelhardtshoffen.
En 1502, la ville de Strasbourg l'acquit pour 400 Gold gulden (florins d'or). Le château et le village avaient appartenu aux seigneurs d'Huttenheim, aux Zorn et au chevalier Marx d'Eckwersheim. Le dernier propriétaire avant la démolition en 1690 en fut Jacob Christoph Geiger.

SCHILTIGHEIM - Rue d'Adelshoffen (1935)
(Sautter, Débit de tabac, Schiltigheim)
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire