22 novembre 2005

Les timbres à date allemands (1870 - 1918)













1. Les timbres à date mis en service avant le 1er juillet 1875 :

Le premier timbre à date faisant l'objet d'une description réglementaire de la part de la Reichspost allemande ne fut mis en service qu'à partir du 1er juillet 1875. Avant cette date, un seul type de timbre à date a été utilisé à Schiltigheim : il s'agit d'un timbre à date au modèle de ceux du Royaume de Prusse.












2. Le premier timbre à date réglementaire de la Reichspost :

Les normes applicables pour les premiers timbres à date réglementaires de la Reichspost ont été définies dans l'Ordonnance n° 44 du 13 février 1875.

Tous les timbres à dates portaient à gauche du bloc dateur une étoile, une petite lettre à droite (a ou b) afin de distinguer les différents timbres à date utilisés par le même bureau.

Ces dispositions étaient applicables à compter du 1er juillet 1875 mais ne prirent effet que lors du renouvellement des timbres à date. Les timbres en service continuèrent à être utilisés jusqu'à ce que leur usure rende nécessaire leur remplacement.













3. Les timbres à date avec ponts et hachures (1890/1918) :


A partir de 1890 sont progressivement mis en service des timbres à date avec pont dans lequel est logé le système dateur à déroulement, reprenant la technique de mise à l'heure des indications horaires expérimentées avec les timbres à date en forme de fer à cheval.

Les hachures sont destinées à assurer la solidité du timbre à date.

20 novembre 2005

La Brasserie Adelshoffen

















L'histoire de la brasserie Adelshoffen est intimement liée à celle de la Cité des Brasseurs et aussi à celle du groupe Fischer.

En 1862, les frères Ehrhardt de Schiltigheim fondaient la brasserie qui porte leur nom sur le site actuel d'Adelshoffen, 87 route de Bischwiller, où se trouvait une huilerie désaffectée. Leur dynamisme commercial les amena à vendre leurs produits en vieille France, entre autres dans la région parisienne et sur la Côte d'Azur.

En 1870, soucieux de conserver leur clientèle après la défaite de la France, les frères Ehrhardt créerent à Bar-le-Duc une nouvelle société, la Brasserie de la Meuse, et y déléguèrent leur directeur commercial, M. Kreiss.

Cette société conquerit rapidement son indépendance et se développa pour former le Groupe des Brasseries de la Meuse, aujourd'hui fusionné avec le groupe BSN.

En 1883, la fermeture de la frontière ayant été décrétée par les autorités allemandes, la brasserie Ehrhardt Frères, confrontée à une diminution dramatique du chiffre d'affaires, chercha son salut dans l'association avec la brasserie voisine de Hahnenbrau qui se trouvait sous le contrôle allemand. L'ensemble devint alors la "Strassburger Münsterbraü A.G.".















Pendant la Première Guerre mondiale, la direction de cette société chercha des accords commerciaux pour la prospection comme pour l'utilisation de ses marques, bien entendu avec la Brasserie de la Meuse, qui garda le logo des 2 couronnes qui fut initialement celui des frères Ehrhardt.

En 1918, après le départ des Allemands, la part du capital qui leur avait appartenu dans la brasserie revint au domaine français. La brasserie prit alors le nom de "Grande Brasserie Alsacienne d'Adelshoffen".

En 1922, mise en vente aux enchères, la part du domaine français fut adjugée à la brasserie du Pêcheur, à Léon Braun, le grand-père maternel de l'ancien président-directeur général Michel Debus, qui la racheta.

Le 13 novembre 1934, la brasserie adopta comme logo les armoiries de la famille "de Schilheim", étêté du heaume et du lion couronné, remplacé par la cathédrale de Strasbourg stylisée.

En 1938, la S.A. Adelshoffen fut transformée en S.A. de droit français, entre 1918 et 1939 elle avait distribué en exclusivité sur la plus grande partie du territoire national les bières portant son nom et notamment la bière brune Münsterbrau.

En 1945, les accords commerciaux passés avec la brasserie La Meuse furent dénoncés et la société Adelshoffen se développa grâce au seul dynamisme de son propre réseau commercial. En 1946, la production passa à 83.000 hectolitres de bière et en 1950, les marques Pils,Münsterbrau et Sélect rayonnaient dans la France entière et au delà.

En 1981, la production atteignit 300.000 hectolitres et en 1982, en première mondiale, la fameuse bière au malt à whisky Adelscott fut lancée sur le marché. En 1993, l'Adelscott est vendue à plus de 200.000 hectolitres et exportée dans une quarantaine de pays des 5 continents alors que la société produisait 595.000 hectolitres de bière, dont 8% pour l'exportation.

Depuis février 1996, la brasserie Adelshoffen a été intégrée au groupe Heineken, et en 1998 sa production est passée à 800.000 hectolitres.

Elle cessa toute activité le 31 août 2000.

17 novembre 2005

Les récépissés postaux allemands C.62



















Récépissé pour l'envoi d'une lettre recommandée

(25 octobre 1892)


Des récépissés postaux allemands type C.62 , d'un format de 10 X 16 cm environ, avec caractères imprimés en rouge ont été utilisés pendant l'Annexion allemande, de 1870 à 1918.

Différents modèles ont été mis en service. Dans un premier temps, le nom de la ville ou du bureau de poste était indiqué à l'aide d'une griffe linéaire puis cette mention fut imprimée directement sur le récépissé.

14 novembre 2005

Les armoiries de Schiltigheim
















Le seul blason communal authentique est celui qui, librement sollicité, fut conféré à la commune par le Roi-Soleil Louis XIV en 1698.

Il montre sur écu argent, trois merlettes de sable, deux et une. On appele merlettes des figures héraldiques représentant de petits oiseaux qui ont la forme de canes et qui sont toujours de profil, représentés sans pieds et sans becs. Les canettes ont des pattes et un bec tandis que les merlettes en sont dépourvues. Par ailleurs, en héraldique, sable veut dire noir.

Cette explication historique possède une version plus romancée. Une rumeur tenace murmure en effet encore aujourd'hui que Louis XIV, lors de son voyage en Alsace, rencontrant quelques Schilikois qu'il jugea trop impertinents ou trop peu respectueux de son autorité, décida en fait tout bonnement de leur couper le bec !!!

11 novembre 2005

Deuxième Guerre mondiale : les bulletins d’expédition de colis postaux



















Bulletin d'expédition d'un colis postal de 1,5 kg avec affranchissement
à 45 Pf et timbre à date "STRASSBURG (ELS) - SCHILTIGHEIM c",
adressé à Niebergheim (20/04/1943)



Une fois les timbres d’occupation en service, le régime allemand s’appliqua pleinement en matière de colis postaux. On constate la fin de l’utilisation des timbres fiscaux sur les récépissés.

Les tarifs varient selon le poids du paquet (poids maximum : 50 kg) mais aussi en fonction de la distance. Pour chaque paquet acheminé, il est dû également une taxe d’acheminement de 15 Pf.

Sur les bulletins d’expédition des colis postaux figurent des étiquettes portant, outre le nom du bureau de poste, un numéro comptable ainsi qu’un numéro imprimé dans le sens vertical (2334 pour Schiltigheim).

Si l’envoi des colis est effectué contre remboursement, le récépissé porte un triangle rouge imprimé et une ligne prévue pour la somme à payer précédée de la mention "Nachnahme".

Les récépissés sont, en principe, de couleur jaune brun. Ceux de couleur verte sont propres à l’envoi de marchandises (un seul récépissé peut alors correspondre à plusieurs envois). Dans ce dernier cas, le récépissé porte la mention "Postgutkarte" au lieu de "Packetkarte".

Certaines entreprises importantes payaient le montant du port en espèces et utilisaient à cet effet des récépissés spécialement imprimés à leur nom.

02 novembre 2005

Les timbres fiscaux pour affiches

L'utilisation de timbres mobiles pour le règlement des droits d'affichage fut autorisée par la loi du 27 juillet 1870. Parallèlement, la pratique antérieure du timbrage à l'extraordinaire était maintenue à l'intention des redevables qui le souhaitaient.

Les premiers timbres mobiles d'affiches ne furent émis qu'à la fin de 1872. Les droits d'affichage étaient en rapport, à l'origine, avec la dimension des affiches et le nombre d'annonces distinctes figurant sur chacune d'entre elles.

Ces timbres devaient normalement être collés sur le papier des affiches, avant l'impression du texte. Par la suite, certaines dérogations à cette règle furent admises notamment pour les grosses valeurs. C'est pourquoi on peut rencontrer certains de ces timbres oblitérés au cachet ou même, à partir de 1925, à la plume.

De nombreuses communes, dont Schiltigheim, ont créé leurs propres timbres dérivant de l'ancien timbre fiscal des effets de commerce type "Groupe Allégorique" de Oudiné, retouché par Daussy.


01 novembre 2005

La Gendarmerie Nationale à Schiltigheim

Schiltigheim est le siège de la Gendarmerie Nationale.

Après 1870, elle avait son siège dans le bâtiment coin rue des Chasseurs et rue de la Mairie, maison qui devint le Restaurant des Quatres Vents.

Dans les années 20, la Gendarmerie fut installée dans une vieille maison à poutres apparentes, rue des Pompiers, à l'emplacement où fut érigé ultérieurement le hangar des Pompiers en tôle ondulée. La Gendarmerie s'installa 35 rue de Mundolsheim vers 1930.

En 1965, une gendarmerie moderne répondant aux exigences du service occupa les logements et bureaux route de Brumath dans le Grand Ensemble Schiltigheim-Bischheim.

La Brigade motorisée (BMO) de la Gendarmerie Nationale, composée de 15 motocyclistes, occupe depuis septembre 1997 les bureaux administratifs de l'ancienne brigade territoriale de Schiltigheim qui a été dissoute. L'ensemble, composé de deux immeubles, abrite également 24 appartements pour les familles de gendarmes.














Schiltigheim - Rue des Pompiers
Félix Luib, éditeur - Strasbourg (carte datée de 1924).

Le bâtiment de la Gendarmerie se trouve en bas à droite de la carte postale, 2 gendarmes se tiennent devant la porte surmontée de l'écriteau "Gendarmerie Nationale".

Deuxième Guerre mondiale : les timbres d’occupation

A compter du 15 août 1940, les seuls timbres autorisés pour affranchir le courrier en partance de l’Alsace sont les timbres allemands à l’effigie du maréchal Hindenburg surchargés "Elsass". Il en sera ainsi jusqu’au 15 juillet 1941.

Ces timbres se présentent sous la forme de feuilles de 100 avec bordures imprimées, sur du papier avec filigranes croix gammée. La gomme est jaunâtre, selon le cas lisse ou striée dans le sens vertical.

Le 15 août 1940 ont été émises les 9 premières valeurs ainsi que 2 entiers postaux (cartes postales). Le 13 septembre 1940 sont mises en vente 7 valeurs supplémentaires.
















Enveloppe par exprès avec 6 valeurs du timbre
d'occupation avec
timbre à date de
"Strassburg (Els)-Schiltigheim c" du 20 mars 1941.

Deuxième Guerre mondiale : les cachets provisoires en caoutchouc

Pendant les premières semaines suivant la mise en service des timbres d’occupation (timbres type Hindenburg surchargés "Elsass"), les bureaux de poste ne disposaient, pour oblitérer le courrier, que de cachets provisoires en caoutchouc (appelés "Gummistempel").

Deux modèles de cachets en caoutchouc avec mention "Schiltigheim" furent mis en service, l’un encadré, l’autre non.

Les cachets en caoutchouc furent remplacés au cours de l’automne hiver 1940 par des timbres à date métalliques définitifs.