01 juillet 2009

Le centre de distribution du courrier de Bischheim (suite)

En complément à notre précédent billet consacré au centre de distribution du courrier de Bischheim, qui assure notamment la distribution du courrier dans la commune voisine de SCHILTIGHEIM, nous vous présentons ci-dessous deux reproductions d'enveloppes qui ont été oblitérées à l'arrivée à l'aide de la marque horizontale de ce centre.



Enveloppe à destination de Schiltigheim avec empreinte de la machine de tri préparatoire Toshiba TSC 1000 du CTC de Holtzheim (29/01/2009) et annulation du timbre-poste à l'arrivée à l'aide de la marque horizontale "BISCHHEIM CENTRE COURRIER" comportant le numéro de poste comptable



Enveloppe à destination de Schiltigheim avec oblitération bleue Neopost IJO 85 (29/05/2009) avec vagues en traits interrompus (code ROC illisible) et annulation du timbre-poste à l'arrivée à l'aide de la marque horizontale "BISCHHEIM CENTRE COURRIER" comportant le numéro de poste comptable

30 juin 2009

Une belle faute d'orthographe

Différentes machines à affranchir type SATAS, rattachées au Centre Courrier Strasbourg Nord (CCSN) implanté dans la zone artisanale du Mittelfeld à SCHILTIGHEIM, comportent une erreur dans sa couronne.

En effet, le nom de la ville figurant dans la couronne a été orthographié "SHILTIGHEIM", suivi des lettres "N PP" dont nous ne connaissons pas la signification.



Machine à affranchir SATAS n° SZ 111624 de l'Etablissement Public de Santé Alsace Nord (EPSAN) de Brumath avec erreur dans la commune de rattachement (24/04/2009)



Machine à affranchir SATAS n° SZ 111878 de la Mairie de Bischheim avec erreur dans la commune de rattachement (25/06/2009)

29 juin 2009

Des nouvelles mentions sur les étiquettes délivrées par les SIG

Deux catégories d'envois internationaux, avec tarifs et échelons de poids distincts, ont été créés à l'occasion du changement des tarifs postaux du 02 mars 2009 :

- l'envoi international de documents (économique ou prioritaire),

- l'envoi international de marchandises (économique ou prioritaire).

Ainsi les étiquettes imprimées par les systèmes d'impression de guichet (SIG) pour l'affranchissement des envois internationaux comportent désormais, en bas à droite, soit la mention "Documents", soit la mention "Marchandise".



Etiquette de système d'impression de guichet du bureau de poste "Schiltigheim Les Brasseurs" servant à l'affranchissement d'un envoi international de documents de moins de 50 grammes pour la zone 1 (20/04/2009)

28 juin 2009

ColiPoste, l'opérateur colis de La Poste (suite)

En complément à notre précédent billet concernant ColiPoste, nous vous présentons ci-dessous une étiquette "COLISSIMO SUIVI IMPORT" qui a été apposée sur un colis en provenance d'Allemagne et à destination de SCHILTIGHEIM.

On peut y lire les mentions suivantes :

- "Si non livrable, à retourner en Allemagne import via ERSTEIN" (où se trouve la plateforme colis de la Direction Opérationnelle Territoriale Colis Nord-Est),

- numéros d'identification allemand et français pour le colis,

- date d'entrée du colis en France,

- code postal du destinataire (67300 = Schiltigheim)



08 mars 2009

Deuxième Guerre mondiale : les cachets provisoires en caoutchouc (suite)

En complément à notre précédente brève consacrée aux cachets provisoires allemands en caoutchouc durant la Seconde Guerre mondiale, nous vous présentons ci-dessous un nouveau document fort intéressant.

Il s'agit d'une enveloppe affranchie à l'aide d'un timbre-poste type Hindenburg 12 Pf rouge non surchargé "Elsass" et postée le 29 août 1941 au bureau de poste "KOLMAR (ELS) 2" (Bureau de la place de la Gare de Colmar). 

La lettre a été taxée à 18 Pf et le timbre-poste a été annulé à l'arrivée avec le cachet provisoire en caoutchouc "Schiltigheim". Il s'agit d'une utilisation très tardive de ce cachet provisoire qui fut en service à l'automne 1940.



05 décembre 2008

La société des usines QUIRI & Cie

La société a été créée vers 1868 par la famille GOETZ. Elle exerçait ses activités dans les domaines de la mécanique (appareillages pour brasseries et malteries, machines à vapeurs, locomobiles, matériel frigorifique industriel et commercial).

Jean QUIRI a repris l'affaire en 1876 et c'est sous sa direction que l'entreprise a commencé à fabriquer des machines frigorifiques. À la fin du XIXe siècle, Rodolphe RAU a développé ces installations frigorifiques, vendues dans le monde entier.

En 1955, la société s'est diversifiée dans un domaine très différent, celui des équipements hydromécaniques. Aujourd'hui, elle se partage entre une activité de fabrication des échangeurs thermiques, dans son ancienne usine de Schiltigheim, et son activité hydromécanique (devenue la plus importante) à Duttlenheim, à côté de l'aéroport de Strasbourg.



Carte postale "Eismaschinen-Fabrik QUIRI & Co, Schiltigheim (Elsass)"

30 novembre 2008

La brasserie-malterie de la Perle

La brasserie de la Perle a pour origines deux autres brasseries : la Brasserie de la Tête Noire à Strasbourg, qui existait depuis 1383, et la Brasserie de la Ville de Vienne également à Strasbourg, fondée en 1794 ; toutes les deux possédaient des caves à Schiltigheim vers 1860.

Pierre HOEFFEL fit en 1876 l'acquisition de la Ville de Vienne, qu'il transféra à Schiltigheim, puis en 1882 celle de la Brasserie de la Tête Noire à Schiltigheim, à l'emplacement de laquelle il construisit une nouvelle malterie en 1890.



Plaque émaillée de la Brasserie PERLE - Charles Kleinknecht


Charles KLEINKNECHT, directeur technique de la Brasserie de l'Espérance, acquit la Perle en 1919. De nouvelles installations furent construites en 1930. D'une conception originale, ce fut sans doute le plus grand chantier de brasserie de l'époque et même le dernier chantier de ce type en France, avant la construction de la brasserie d'Obernai à partir de 1966.

La brasserie revendiquait la plus forte production alsacienne en 1939. La famille Kleinknecht quitta l'Alsace pendant la guerre. Charles Kleinknecht, qui a donné ses initiales CK à sa bière, décéda en 1955.

Après la Libération, la production était de 300 000 hl. En 1955, peu de temps avant son décès, Charles Kleinknecht constitua une société anonyme avec ses filles et ses gendres.

La société ALBRA vit le jour en 1969 et intégra la Perle alors qu'elle produisait 250 000 hl. La brasserie fut fermée en 1971 et progressivement détruite à partir de 1980.



Empreinte de machine à affranchir de la Brasserie CK La Perle de Schiltigheim (1965).

05 août 2008

ColiPoste, l'opérateur colis de La Poste

Opérateur interne de La Poste, ColiPoste est aujourd'hui le leader en France et le deuxième opérateur européen de livraison de colis aux particuliers en 48 heures (et plus), avec plus d'un million de colis livrés chaque jour.

Cinq Directions Opérationnelles Territoriales (DOT) Colis animent les 16 plates-formes colis, points d’entrée et de sortie des colis, et les 63 agences de livraison (70 à terme) implantées dans les principales agglomérations.

La DOT Colis Nord-Est comprend, pour l'Alsace, la plateforme colis d'ERSTEIN et les agences de livraison de GEISPOLSHEIM et d'ECKBOLSHEIM. Cette dernière est compétente pour la commune de Schiltigheim.


A la suite de deux présentations infructueuses, le paquet est mis en instance dans le bureau de poste compétent et une étiquette de mise en instance est apposée sur le paquet : étiquette en papier blanc, de format 208 X 51 mm, avec mentions "COLISPOSTE 67201 ECKBOLSHEIM / AVISES / SCHILTIGHEIM BRASSEURS".


Etiquette de mise en instance d'un colis au bureau de poste de "Schiltigheim Les Brasseurs".

04 août 2008

L'étiquette de mise en instance

Lorsque le facteur ne peut remettre en main propre à son destinataire un envoi recommandé, un mandat ou un petit paquet, car celui ci est absent ou pour une autre raison :

- il dépose un avis de passage dans sa boîte aux lettres l'invitant à récupérer l'objet dans un délai de 15 jours au bureau de poste indiqué,

- il colle une petite étiquette bleue avec mentions "Présenté le : / Tournée n° : / Brasseurs" sur l'objet qui sera mis en instance.



Enveloppe recommandée en provenance de Multan (Pakistan) avec étiquette de mise en instance au bureau de poste "Schiltigheim Les Brasseurs" (24/06/2004).



Enveloppe recommandée en provenance de Settimo Milanese (Italie) avec étiquette de mise en instance (05/10/2006) et timbre à date du bureau de poste "Schiltigheim Les Brasseurs" (23/10/2006).



Enveloppe recommandée en provenance de Greifensee (Suisse) avec étiquette de mise en instance au bureau de poste "Schiltigheim Les Brasseurs" (09/07/2008).

02 août 2008

Le centre de distribution du courrier de Bischheim

Nous vous proposons ci-dessous la reproduction d'un article concernant la distribution du courrier à SCHILTIGHEIM, extrait de "VIVA CITÉ, LE JOURNAL DES QUARTIERS DE STRASBOURG" (n° 58 - mars/avril 2003) :


Le tri ne fait pas un pli

Avant de partir en tournée, les facteurs du centre de distribution du courrier de Bischheim trient 70 000 lettres par jour. Un travail minutieux qui réclame beaucoup d'organisation.


Il est 5 heures 45. Il fait encore nuit noire dans les rues de Bischheim. Pourtant, dans la zone industrielle, le parking du centre de distribution du courrier de La Poste est déjà à moitié occupé. Sur le papier, les 68 salariés en charge du secteur de Bischheim-Schiltigheim-Hoenheim commencent leur journée à 6 heures 15, mais beaucoup devancent l'horaire.

Le lève-tôt de l’équipe est Éric Weinsanto. Ce facteur a toujours une heure d’avance. « Cela ne me gêne pas de me réveiller tôt, et puis ça arrange tout le monde, je m'avance dans le travail », explique-t-il. Avant de partir en tournée, le facteur doit trier les lettres. Le centre de Bischheim traite environ 70 000 objets par jour, dont 55 000 à destination des particuliers, en majorité des envois publicitaires.

Le courrier arrive par camion du centre de traitement. Les deux chefs d’équipe, Guy Ohl et Jean-Marc Charpiot, procèdent à un comptage rapide afin de déterminer le nombre de facteurs à affecter aux différentes tâches. Ils séparent aussi les lettres destinées aux ménages des cedex (courrier d'entreprise à distribution exceptionnelle).

Le hangar est divisé en trois zones. Au fond de l'entrepôt, la « cabine » accueille les lettres recommandées. La partie droite du bâtiment est occupée par les 300 boîtes postales du cedex. La troisième zone est affectée au « courrier ». C'est là que sont triées les lettres simples.

La première heure d’activité est consacrée au tri général. Il s'agit de classer le courrier par tournée, c’est-à-dire par quartier de distribution, et de le faire à la même cadence. « C’est le seul moment de travail collectif, or les agents sont très individualistes », explique Daniel Martin, le directeur de l’établissement. Les facteurs ont l'habitude de gérer leur tournée de manière autonome, à leur rythme. Cette première phase réclame beaucoup de coordination. Un facteur ne peut pas se permettre de mettre en retard un collègue en passant trop de temps sur le tri général.

1500 lettres par heure

Les agents ont dû mémoriser environ 400 noms de rues correspondant aux 39 tournées. Le geste est sûr, presque mécanique. En un clin d’oeil, ils identifient l’adresse et placent la lettre dans la bonne case, sans même regarder l’étagère face à eux. En moyenne, ils traitent 1 500 lettres en une heure. Pas le temps de discuter, la tâche demande de la concentration. Chacun y arrive à sa façon, comme cette factrice qui écoute son walkman.

7 heures 30, un coup de klaxon retentit : c’est le boulanger qui vient vendre des viennoiseries encore chaudes. L’occasion d’une pause pour les salariés.

La deuxième phase, c’est le « coupage ». Il s'agit, une fois que le facteur a récupéré le courrier de sa tournée dans les cases du tri général, de ventiler les lettres par numéro de rue. Quand il a affaire à des immeubles, il procède au « piquage » qui lui permet de regrouper le courrier par destinataire.

36 facteurs à vélo

8 heures 10, la voix de Guy Ohl retentit au micro : « Appel pour Bischheim, temple protestant. » Une lettre a été mal dirigée, elle doit être récupérée par le facteur ad hoc. Le chef d’équipe continue : « On peut faire la réunion ce matin ou pas ? » Les « non » fusent. Les agents ont trop de travail. « Sinon, on la fait dimanche matin. » Cette fois-ci, ce sont des rires qui accueillent la proposition. « Bon, mardi matin sans faute », tranche Guy Ohl. Il s’agit d’exposer aux agents la stratégie de La Poste concernant son ouverture prochaine à la concurrence. « Il est primordial de communiquer en permanence avec les salariés. Je les prépare aux futurs changements de l’entreprise », précise le directeur.

Le syndicalisme d'hier semble ne plus faire recette à Bischheim. Sur le panneau syndical situé en plein milieu du hangar, les tracts les plus récents datent de 2001. Cette désaffection s'explique peut être par le fait que près de la moitié des agents sont des contractuels et non pas des fonctionnaires.

8 heures 15, la partie publique du centre de distribution ouvre. Les entreprises détentrices d’une boîte postale viennent chercher leur courrier. Certaines le reçoivent à domicile : les personnes en charge du cedex quittent donc le centre pour une tournée d’une heure.

8 heures 20, l’activité de la « cabine » augmente. Les facteurs prennent, contre signature, les objets recommandés qui sont flashés à l’entrée et à la sortie du centre.

8 heures 30, plus rien ne traîne. A la place, commencent à apparaître les vélos. Les facteurs sont prêts à partir en tournée. C’est le signe que le centre de distribution a bien rempli sa mission : tout le courrier entré le matin est sorti et sera bientôt distribué. Petit à petit, les facteurs quittent le site. Sur les 39 tournées, une seule est assurée entièrement en voiture.

Deux associent voiture et vélo, les 36 autres se font exclusivement en deux roues. « Ils sortent par tous les temps, explique Daniel Martin, ils ne râlent jamais, et pourtant, ils font un travail très dur. Ils sont vraiment admirables ».

Cécile CHALANCON