31 mars 2012

Le tarif spécial pour l'envoi des cartes électorales

En cette période de campagne électorale pour les élections présidentielles, nous venons de recevoir de nouvelles cartes électorales, expédiées par les mairies à un tarif spécial.

En effet, l'article D15 du Code des postes et des communications électroniques indique que :

Par dérogation aux articles D. 13 et D. 14, les cartes d'électeur imprimées ou manuscrites, les bulletins de vote imprimés ou manuscrits et les circulaires électorales imprimées, expédiés sous pli non clos ou à découvert pendant la période électorale, bénéficient d'un tarif spécial.

Les cartes d'électeur déposées à la poste par les mairies dans une enveloppe close pour être distribuées au domicile des électeurs sont exceptionnellement admises à ce tarif à la condition que la carte soit expédiée pendant la période électorale et que l'enveloppe porte la mention "Carte d'électeur" ainsi que la désignation de la mairie expéditrice.



Pli électoral de la mairie de Schiltigheim avec affranchissement mécanique à 0,05 € et oblitération TOSHIBA TSC 1000 avec code ROC 22663A de la PPDC de Schiltigheim (19/03/2012)


Le tarif spécial pour l'envoi de cartes électorales a été fixé à 0,35 F en mai 1997, soit 0,05 € depuis le passage à l'euro le 1er janvier 1999.


11 mars 2012

Un document inédit

Nous vous présentons ci-dessous deux modèles d'un formulaire postal bilingue français-allemand référencé "C 171 i" destiné à être présenté au bureau de poste lors de chaque paiement d'une rente.

Ces formulaires datent vraisemblablement de la fin des années 40 et sont revêtus de griffes postales du bureau de poste de Schiltigheim.



Formulaire "C 171 i" de couleur rouge de 88 x 59 mm à présenter lors de chaque paiement de rente



Griffe horizontale de 33 mm
(griffe rencontrée en 1948/49)



Formulaire "C 171 i" de couleur rouge de 82 x 53 mm à présenter lors de chaque paiement de rente



Griffe de 40 x 11 mm
(griffe utilisée par les services financiers)


Tous renseignements complémentaires sur ces formu-laires seront les bienvenus !!


19 décembre 2011

La crise franco-monégasque de 1962/63

Du 19 octobre 1962 au 18 mai 1963,  les conventions en cours entre Paris et Monaco sont rompues par le Général de Gaulle.

Cette "guerre" douanière franco-monégasque fit que le tarif international fut appliqué dans les relations postales réciproques entre la France et Monaco

Le port de la lettre simple passa donc de 0,25 F à 0,50 F. En cas d'infraction, une taxation de 0,50 F était appliquée (perception du double de l'insuffisance).



Lettre simple de Monaco pour Schiltigheim affranchie au tarif intérieur de 0,25 F (04/01/1963), taxation de 0,50 F à l'arrivée à Schiltigheim (07/01/1963)


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Petit rappel historique tiré de L'encyclopédie libre WIKIPEDIA :

Histoire récente

Le prince Rainier III accède au trône après la mort de son grand-père le prince Louis II (le stade de l’AS Monaco porte d’ailleurs son nom), en 1949.

1962 est une année chargée : sur fond du référendum sur l'élection au suffrage universel du président de la République française, proposé par le Général de Gaulle, une crise politique et financière oppose Monaco à la France durant l'automne.


Le contrôle de l'État français sur la radio et la télévision est gêné par l'Ordonnance Images et Sons proclamée par le prince Rainier III, permettant à Radio Monte-Carlo (RMC) et Télé Monte-Carlo (TMC) d'échapper à leur contrôle financier indirect par l'État français, effectif depuis 1955.

En effet, l'ordonnance offrait aux fonds d'investissement monégasques la possibilité de reprendre le contrôle de leurs deux moyens d'information, dont la couverture régionale, limitée, pouvait cependant permettre de véhiculer des idées différentes de celles de l'ORTF.

Malgré des concessions de la part de la principauté, la France rompt les négociations et lève tous les intérêts de la principauté : l'union frontalière est rompue et les entrées à Monaco sont contrôlées par des douaniers ; l'affranchissement du courrier est revu à la hausse alors que les privilèges pour les Français habitant Monaco sont réduits à néant.

Finalement, le18 octobre 1962, Monaco récupère l'ensemble de ses privilèges, ainsi qu'un renforcement de sa souveraineté, et ce malgré de très importantes concessions d'ordre fiscal concernant les revenus des sociétés du Rocher et les opérations financières monégasques.

Cette crise permet la rédaction et l'adoption d'une nouvelle constitution pour la principauté, abolissant la peine de mort, autorisant le vote des femmes et mettant en place une cour suprême garantissant les libertés fondamentales.

09 novembre 2011

Les cachets de "Fausse Direction"

"Il y a fausse direction chaque fois qu'un objet de correspondance est dirigé, par la faute d'un agent sur un bureau auquel il n'appartient pas, soit de le distribuer, soit de l'acheminer" (Instruction Générale de 1973 - Art. 224 - Fascicule IV)


La signalisation "FD" peut être manuscrite ou effectuée au moyen d'un timbre en caoutchouc. Pendant longtemps, la confection d'un timbre adéquat a été laissée à l'initiative des chefs d'établissement, ce qui nous donne une grande diversité de cachets.



Enveloppe de Bischheim pour Obernai, parvenue en fausse direction à Schiltigheim Principal qui y a apposé son cachet "F.D." de 7 x 18 mm (Mars 1992)






En avril 1988 la DAPO (Direction des Approvisionnements de la Poste) a mis à la disposition des bureaux qui le désiraient un timbre FD qui porte la référence 005-0036. Cependant les bureaux ne s'en dotèrent pas systématiquement et ont continué à utiliser les cachets de fabrication locale.




Enveloppe de Paris pour Lingolsheim, parvenue en fausse direction à Schiltigheim Principal qui y a apposé son cachet "F.D." normalisé (Février 1997)


Sources : Les cachets "Fausse direction" en Alsace-Lorraine d'André PEINE, SPAL 1999

07 novembre 2011

Le facteur rural de Strasbourg

Si le facteur est né bien avant la Révolution française, celui-ci ne travaillait le plus souvent qu’en ville ou en banlieue.

Le facteur rural apparaît officiellement avec l’application, à compter du 1er juin 1830, de la loi du 03 juin 1829 qui instaura :

- la distribution et la collecte du courrier dans toutes les communes rurales dépourvues d’établissement postal,

- la mise en place dans chaque commune d’une boîte aux lettres, à l’intérieur de laquelle se trouvait une « lettre-timbre ».

Cette lettre-timbre, apposée sur le courrier extrait de la boîte à partir du 1er janvier 1836, permettait d’identifier la boîte où avait été jetée la lettre. Les lettres-timbres étaient placées dans un ordre alphabétique en rapport avec l’ordre de marche imposé au facteur.

Suite à la création de nouveaux bureaux de poste, l’ordre de marche imposé aux facteurs fut modifié, ce qui explique les modifications de la lettre-timbre d’une même commune rattachée à un même bureau.

La commune de Schiltigheim était desservie par un facteur rural de Strasbourg.

Trois lettres-timbres sont connues pour la commune de Schiltigheim : « X » (1851 à 1862), « S » (1851 à 1868) puis « Q » (1867 à 1868).





Pli de la Mairie de Schiltigheim adressé au Consul de la Confédération du Nord à Mulhouse avec lettre-timbre « Q » de Schiltigheim, tampon taxe de 30 centimes et timbre à date de Strasbourg (13/08/1868)

08 janvier 2011

La commission de gare

Commandées par un officier portant le titre de commissaire, les Commissions de gare étaient installées dans les gares importantes où passaient les convois militaires.

Elles géraient les circulations militaires, surveillaient les trains (horaires, discipline), visaient les permissions des hommes en transit et s'occupaient des problèmes sanitaires, sociaux et postaux.

Les militaires en transit ne pouvant plus justifier de leur droit à la franchise postale, ils remettaient alors leur courrier à la commission de gare qui servait alors de vaguemestre.



Carte postale de Strasbourg avec cachet de franchise militaire "SERVICE MILITAIRE DES CHEMINS DE FER * COMMISSION de Gare / LE COMMISSAIRE MILITAIRE" et timbre à date provisoire, sans nom de département, de SCHILTIGHEIM (12/08/1919)


11 avril 2010

Les bulletins d'expédition de colis postaux (1870/1918)


- Première période : les bulletins de chargement (jusqu'au 31 décembre 1873) :
Les colis postaux étaient obligatoirement accompagnés d'une lettre ou feuille de papier appelée "Bulletin de chargement" ou "Begleitbrief". Elle comprenait l'adresse du destinataire, la nature du colis et son poids, l'empreinte du timbre à date du bureau de poste expéditeur ainsi qu'une étiquette de dépôt "aus Schiltigheim" comportant un numéro d'ordre en rouge.

A compter du 1er janvier 1872, les bulletins de chargement étaient affranchis ou expédiés en franchise postale si l'expéditeur en bénéficiait.



Bulletin de chargement de SCHILTIGHEIM du 04 mai 1872 affranchi à 1 groschen


- Seconde période : les bulletins d'expédition (à compter du 1er janvier 1874) :

Des formulaires spéciaux de couleur jaune avec mention "Postpaketadresse" furent mis en service le 1er janvier 1874. Ils étaient vendus par la Poste au prix de 5 Pf les dix.

Contrairement aux bulletins de chargement, les bulletins d'expédition étaient conservés par l'administration des postes comme moyen de preuve de la remise des colis postaux aux destinataires, qui devaient apposer leur signature au verso du formulaire.

En 1886 furent mis en service des bulletins d'expédition de couleur gris-bleu et gris-vert pour le régime international. Les textes étaient bilingues (allemand/français).



Bulletin d'expédition du 18 septembre 1894 pour un colis postal de 1,5 kg adressé à Wohlen (Suisse) via la gare de Strasbourg, affranchi à 80 Pf

20 février 2010

Le tramway à Schiltigheim (suite)

En complément à notre précédent billet consacré au tramway à Schiltigheim, nous vous présentons ci-dessous deux nouveaux documents :



Ticket de la "Compagnie des Tramways Strasbourgeois SA" comprenant les lignes de tramway du réseau urbain, dont la ligne "Porte de Pierre - Sainte Hélène - 4 Vents - Maison Rouge - Cheval Blanc - Hoenheim"




Photographie de la ligne n° 9 du tramway Route de Brumath
à Schiltigheim (Septembre 1949)


Lignes de tramway passant par Schiltigheim en 1949 :

- Ligne n° 4 : Polygone - Neudorf - Place du Corbeau - Place Kléber - Rue de la Nuée Bleue - Place de Pierre - Schiltigheim - Bischheim

- Ligne n° 9 : Schiltigheim (Route de Brumath) - Place de Pierre - Rue de la Nuée Bleue - Haute Montée - Rue du Faubourg de Saverne - Cimetière central - Cronenbourg

22 novembre 2009

Le 65e anniversaire de la Libération de Schiltigheim

Alors que la capitale française est libérée en août 1944, que d’autres métropoles régionales telles que Lyon, Besançon et Marseille connaissent en été un sort similaire, il faut attendre novembre pour voir arriver en Alsace les alliés, après les bombardements de Mulhouse (11 et 25 mai) et de Strasbourg (03 et 11 août).

Tandis que la 1ère Armée Française pénètre par le Sud de l’Alsace et rend à Mulhouse sa liberté le 21 novembre 1944, la 2ème Division Blindée (2ème DB) du Général Philippe de HAUTECLOQUE dit LECLERC se dirige au même moment sur Strasbourg, après avoir effectué le "nettoyage" du col de Saverne, artère vitale des opérations dans la plaine d’Alsace.

"Libérer sans détruire", tel est le souhait exprimé par le Général Leclerc pour les opérations de libération de la capitale alsacienne.

Après avoir parcouru plus de 100 km en 6 jours, l’irruption, le 23 novembre 1944 au matin des troupes du Général Leclerc, des 5 colonnes de la 2ème DB avec à leur tête les officiers Rouvillois, Debray, Cantarel, Massu et Putz, créé la surprise et met un terme à cinq années de cauchemar pour les Strasbourgeois.

"Leur percée triomphale est une charge de cavalerie qui s’apparente aux plus belles épopées de l’Empire", commente le Général de Gaulle. En effet, sur le plan militaire, la percée de la 2ème DB est une prouesse stratégique, un véritable coup de génie qui surprend les occupants allemands.

A 08h00, le sous-groupement Rouvillois traverse Hochfelden en trombe, arrive à Brumath à 08h15 puis à Vendenheim à 08h30.

La colonne Rouvillois pénètre dans SCHILTIGHEIM le 23 novembre 1944 à 09h15 et libère définitivement la cité.

Elle poursuivra sa progression ensuite vers Strasbourg. A 9h30, les premières unités de la 2ème DB fortes de 7 500 hommes pénètrent dans la ville par la place de Haguenau. D’autres groupes empruntent le Port du Rhin.

Même si les combats font rage à l’ouest, à Koenigshoffen, près du pont d’Anvers, à l’Esplanade ou aux abords des casernes et de la gendarmerie, l’entrée de la ville s’effectue d’autant plus rapidement que rien n’indique l’imminence d’une attaque alliée. Les 16 000 hommes de la garnison allemande, basée à Strasbourg, pensent à tord se situer à l’arrière des lignes imprenables que constituent les Vosges.



Enveloppe à en-tête de l'Association nationale-socialiste pour l'éducation physique et sportive avec timbre à date du bureau de poste de Strasbourg-Schiltigheim (23/11/1944 - levée de 10 heures - dernier jour de service).



Les différentes phases des opérations conduisant à la libération de Strasbourg et de ses environs par la 2ème DB (Archives municipales de Strasbourg)